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Parler de politique, et parfois plus... Lorsque je dispose d'assez de temps. (Ucciani, la Corse, la France, l'Europe, le Monde...) LECA Daniel Etudiant Science Politique Paris Panthéon-Sorbonne
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Mercredi 25 Juin 2008

Dans la mesure où cet hébergeur est instable, j'ai décidé de changer d'adresse. A partir d'aujourd'hui, vous trouverez mes articles à l'adresse suivante:

 

http://daniel-leca.blogspot.com/

 

De plus, ce nouvel hébergeur me permettra de publier des vidéos, ce que je ne manquerai pas de faire dès mon retour en Corse.

Lundi 23 Juin 2008
Nous le déplorons tous, l’économie corse peine à créer des opportunités d’emploi pour les jeunes, mais aussi pour les chômeurs de longue durée. Or, la Corse a des atouts qu’il faut savoir exploiter en bonne intelligence, ce qui ne me semble pas être le cas aujourd’hui.
Les économistes mettent en avant les bons scores de la croissance régionale depuis 1997, qui figure d’ailleurs parmi les plus dynamiques du territoire national. Pour autant, faut-il préciser que nous partions de loin, et que le retard à combler reste important pour figurer ne serait-ce qu’au milieu du tableau des régions en ce qui concerne le PIB par habitant et par an. En 2006, celui-ci s’élevait à 22 660 €, et se situait au 19e rang des régions françaises devant le Nord-Pas-de-Calais, et au même niveau que la Picardie et le Languedoc-Roussillon. Sans rentrer dans les détails de la structure de l’économie régionale, il s’agit simplement ici d’esquisser une vision pour l’avenir de la Corse en matière économique.

La première nécessité est de développer le potentiel touristique de notre île. Le tourisme représente en effet un secteur majeur de notre économie, d’autant qu’il est le vecteur principal de dynamisme dans le bâtiment, les services, et le commerce.
Les efforts doivent être concentrés sur le développement de l’accueil hôtelier de qualité, qui permet des effets de synergie importants sur d’autres activités. Cette dynamique semble déjà engagée, puisque entre 2003 et 2007 le nombre de chambres d’hôtels classées 4 étoiles est passé de 422 à 737, soit une hausse de plus de 74%. (Chiffres INSEE)
L’amplification du développement du tourisme doit également permettre d’engager une refonte de l’offre, afin de l’orienter vers le tourisme dit « vert ». Celui-ci représente une opportunité non négligeable dans l’optique de bénéficier sur des périodes plus longues, des retombés touristiques.
Il s’agit tout simplement de profiter des aménités d’un territoire exceptionnel, et qui ne mérite pas qu’on le sacrifie sur l’autel de la prospérité économique.
Alors que certains prônent la « désanctuarisation » du littoral, j’en appelle pour ma part à la préservation d’un patrimoine aussi fragile qu’essentiel à l’attractivité de notre région. En effet comment pouvons nous prétendre faire venir des touristes si nous ne sommes pas capable de leur offrir « un produit » qui mérite qu’on le paye à prix d’or. Nous le savons, nous insulaires, le coût de la vie est tel, que venir en Corse représente un budget non négligeable. A partir de ce constat, le bon sens veut que nous préservions l’exceptionnel littoral qui a fait notre renommée mondiale.
C’est pourquoi l’idée de vouloir lancer de grands programmes de construction de maisons individuelles sur le littoral (dans l’extrême sud notamment) est une aberration économique. Certes les retombées immédiates sur le secteur de la construction ne sont pas négligeables, mais mis à part augmenter les revenus des municipalités concernés, le bénéfice pour la région reste à évaluer. Il faut notamment peser les conséquences d’une politique qui ferait s’accroître le nombre d’habitations secondaires. En effet, la pression immobilière (déjà handicapante) sera telle que les corses eux-mêmes ne seront plus capables de se loger décemment dans ces communes. De plus, dans un contexte où les taux d’intérêts repartent à la hausse, et où les banques relèvent leurs niveaux d’exigence en terme de financiabilité des acquéreurs, sur le moyen et long terme les bénéfices apparaissent plus qu’aléatoires.
C’est pourquoi il faut véritablement réévaluer la politique touristique et économique que nous souhaitons voir mise en œuvre en Corse. Je souhaite qu’au-delà de la protection absolument indispensable de notre littorale, nous engagions une politique de développement durable.
Celle-ci doit s’appuyer sur différents piliers pour allier la protection de l’environnement au développement économique. Il faut arrêter de penser de manière binaire, et opposer croissance et soucis écologiques. Dans la perspective que je souhaite tracer, la combinaison des deux est sinon possible, profitable à notre économie.
C’est pourquoi je veux que les futures constructions hôtelières soient toutes réalisées sous la norme Haute Qualité Environnementale, et faire que notre région devienne un « laboratoire », et soit exemplaire en ce qui concerne le développement durable. Ceci n’est pas une lubie, bien au contraire. Nous le savons aujourd’hui, aucun développement économique n’est viable s’il ne repose pas sur un projet cohérent et durable. Or, favoriser ce type de construction est possible s’il y a des incitations financières fortes pour couvrir les surcoûts résultants de l’utilisation de techniques éco citoyennes. Ce projet est d’autant plus viable que grâce à lui, de nouveaux secteurs pourront émerger et prospérer. L’ouverture de ces marchés permettra notamment l’installation, et/ou la diversification d’entreprises du bâtiment, mais aussi dynamisera des secteurs existants comme la filière du bois.
L’exigence d’excellence écologique dans le domaine du tourisme doit s’accompagner d’une politique énergétique réorientée. La Corse apparaît une nouvelle fois comme un espace absolument extraordinaire en ce qui concerne les possibilités de mise en application des « techniques vertes » de production électrique. Alors que le projet de centrale thermique poursuit son cours, et que s’accroît notre dépendance vis-à-vis de la Sardaigne, je m’étonne que la Corse soit à la traîne en ce qui concerne l’énergie solaire, et éolienne. Il peut être envisager des aides régionales visant à accompagner les efforts d’investissement des particuliers, et le développement plus grand encore du parc éolien en partenariat avec EDF, en off-shore notamment. Sans aller jusqu'à épuiser toutes les possibilités offertes par les techniques sans cesse améliorées, je souhaitais simplement tirer quelques grandes lignes qui méritent selon moi d’être explorées.
Certes, la région a lancé quelques initiatives dans ce sens, mais il faut intensifier les efforts, et surtout s’assurer de la cohérence entre les ambitions, et les politiques envisagées. Les élections de 2010 seront une échéance essentielle pour décider de ce que sera l’avenir de la Corse en matière économique, et donc en matière environnementale. Je n’ai ici développé qu’un seul aspect qui serait envisageable. Je posterai des propositions nouvelles qui concerneront d’autres pans de l’économie Corse, comme les efforts essentiels à mener en faveur de la création d’entreprises, et surtout afin de limiter la mortalité encore trop grande de celles-ci.
Jeudi 19 Juin 2008

A l’heure où de nouveaux rapports de force se sont manifestés lors des élections municipales en Corse, il serait temps que la droite et les centristes se ressaisissent pour proposer en 2010 des candidats crédibles pour un scrutin qui va se révéler extrêmement difficile. Pour cela le travail à accomplir est aussi colossal qu’indispensable.

Tout d’abord, je tiens à revenir sur ce que d’aucuns appellent « la défaite cuisante de la droite à Ajaccio ». Je n’y vois, pour ma part, que la manifestation d’un soutien au travail municipal de Simon Renucci, qui a su renvoyer l’image d’un candidat crédible, qui pouvait se targuer d’un bilan relativement positif. La désunion, si ce n’est la division profonde de la droite ajaccienne n’a fait que renforcer la dynamique lancée par un Simon Renucci offensif, et solide dans ses propositions. Il faut reconnaître également que les épopées solitaires ont tendance à exaspérer les électeurs. Par ailleurs, les résultats ont porté certains candidats vers un relatif succès, ainsi se sentent-ils portés par une vague corsiste dont on ne comprend pas vraiment les tenants et les aboutissants. Ainsi la droite doit se reconstruire dans un contexte difficile prise dans une tension entre le renforcement des revendications identitaires, et d’autre part, une crise de visibilité qui touche ses cadres.

Mais pour revenir sur l’élection en elle même, les lectures « continentales » pourraient faire penser quAjaccio a basculé à gauche tellement le soutien au candidat Renucci a été massif. Pour autant, n’essayons pas d’expliquer des faits politiques corses avec des schèmes français. Nous savons bien que le contexte politique insulaire est beaucoup plus complexe, et dépasse largement le clivage traditionnel droite/gauche. En l’occurrence, les divisions internes à la droite ajaccienne remontent à des querelles anciennes qui mériteraient d’être étudiées pour elles même. Mais ce n’est pas ici mon propos, bien au contraire. Cessons de ressasser les mêmes rengaines, et tentons de reconstruire une alternative, d’autant que les élections territoriales représentent un scrutin primordial pour l’avenir de cette « famille politique ». Pour pouvoir peser dans ces élections, qui vont révéler le véritable rapport de force politique à l’échelle de l’île, il convient de mettre en avant de nouvelles personnalités qui porteront un projet ambitieux, novateur, avec de nouvelles idées, et qui, espérons-le, fera oublier les "clivages" de personne qui ont gangrené la droite. Je ne peux que souscrire aux appels d’Ange Santini qui s’est prononcé pour un profond remaniement de l’UMP, qui tendrait au renouvellement des cadres.
Mais dans tous les discours de « rupture » qui se sont manifestés, je regrette le caractère parfois extrême des propos qui ne font qu’attiser les rancoeurs. Arrêtons de « taper » sur ceux qui ont porté la droite ajaccienne par le passé, pour se concentrer avec eux, sur l’avenir. On ne reconstruit rien sur des ruines, et en politique l’expérience est un luxe dont on ne peut pas se priver. Personnellement je me situe au centre de l'échiquier politique, et j'espère que les propositions qui seront avancées tiendront compte du nécessaire dépassement des lignes politiques établies jusqu'alors.

Exploitons les richesses, et les forces d'une association large entre la droite, le centre, et tout ceux qui veulent engager un renouveau absolument essentiel, et porter, ensemble, l’idéal d’une Corse dynamique qui croit en ses atouts, et qui ouvre l’horizon des possibles. C’est par le renouvellement des méthodes, et par l’apport de sang neuf dans la classe politique, que la Corse se sortira du carcan psychologique qui empêche la jeunesse de croire au potentiel de notre région. L’aimer ce n’est pas simplement déplorer sa chute, et critiquer les politiques, c’est surtout s’investir, et affronter avec courage les difficultés, dans un souci d’ouverture, et de dialogue avec toutes les forces politiques en présence.
Jeudi 12 Juin 2008
Vendredi 25 Avril 2008

Je tiens tout d'abord à remercier les visiteurs relativement nombreux à venir consulter ce blog. En effet, le mois dernier nous avons approché les 400 visiteurs uniques. Merci encore. Pour autant vous aurez remarqué que les articles se font très rares, et je m'en excuse. Mais malheureusement le temps vient à me manquer, et je fais appel à votre indulgence.  Je suis malheureusement très pris pour le moment, et je vous donne rendez-vous à la mi-juin, lorsque j'aurai enfin terminé mon mémoire, et passé mes examens. D'ici là, à moins qu'un évènement particulier suscite chez moi une réaction, je resterai probablement muet.

A bientôt.

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