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Parler de politique, et parfois plus... Lorsque je dispose d'assez de temps. (Ucciani, la Corse, la France, l'Europe, le Monde...) LECA Daniel Etudiant Science Politique Paris Panthéon-Sorbonne
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Mardi 12 Février 2008

Les maires des villes et villages de la côte auraient ils oublié qu’aujourd’hui, le seul développement économique qui compte est celui qui dure ? Cette question, naïve au premier abord, recouvre en fait une réalité bien plus vaste et complexe qu’il n’y parait. Pour illustrer mon propos, je ne prendrai qu’un exemple, les paillotes. Il suffit de longer le littoral de notre belle île pour voir que ce qui pousse le mieux sur ces terres arides sont les paillotes. Ce n’est pas le principe de « ces constructions estivales » que je condamne ici, mais simplement le manque de discernement avec lequel les municipalités autorisent leurs implantations sur des plages aussi paradisiaques que fragiles. Sans nommer ni les communes ni les établissements concernés, il n’est pas rare de voir ces constructions, de taille réduite par définition, prendre des allures de « bar lounge » dont les terrasses s’étendent sans vergogne sur le « domaine public ». Sans compter qu’au-delà d’une emprise foncière qui ampute l’espace public disponible, ces constructions modifient en profondeur l’écosystème des dunes. En effet, les « infrastructures » provisoires comme les terrains de volley, ou encore les parkings sont aménagés force bulldozers et tractopelles. En tentant de contrôler des espaces naturels pour le confort des « consommateurs », ces pseudo promoteurs favorisent le déplacement du sable accélérant par la même la disparition programmée de ces espaces en périls. Au-delà des incidences environnementales directes, il serait temps que nos décideurs prennent conscience que la prospérité économique de notre région ne passe pas par un tourisme de masse destructeur, et que justement son principal atout est de ne pas encore être tombée dans le surraménagement du littoral caractéristique du sud de la France. A quand les parkings payants, et les plages privées ??? Certes la Corse ne doit pas être un musée intouchable, enserrée dans un immobilisme ravageur, mais pour autant, il ne faut pas succomber aux sirènes de la manne financière que constitue la location de ces parcelles. Lorsque la Corse se dotera d’un personnel politique compétent dont la vision ne se limite pas aux échéances électorales qui suivent, elle se sauvera. Pour terminer sur une note plus légère, entre un tourisme de masse, et un tourisme « vert », une grande partie de nos élus ont choisi avec déraison un tourisme « à la masse. »

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